01.11.2009
Parution du n°1 de la Bibliothèque libérale francophone

La première livraison de la Bibliothèque libérale francophone est disponible dès aujourd'hui au format pdf.
Les abonnées peuvent télécharger cette version protégée en cliquant sur le lien suivant
Ce premier volume s'inscrit dans le long processus de recherche que j'ai entamé en éditant et en préfaçant les Sophismes économiques et les Pamphlets de Bastiat en 2005 et 2009 aux Belles Lettres et qui doit aboutir à la rédaction d'une biographie intellectuelle de Bastiat.
Le lecteur, déjà averti du libéralisme francophone mais n'ayant pas encore visité tous ses soubassements, découvrira avec bonheur la richesse de ses ramifications.
L'érudit mesurera tout ce que la critique des sources peut tirer d'une série, au demeurant anodine, de lettres de jeunesse de Bastiat.
L'appareil critique - qui se déploie sans décourager la lecture puisqu'il précède et suit le texte - permet de revèler entre autres : le goût de Bastiat pour le théâtre (sa critique de Delavigne et son admiration pour Alfieri notamment), qui éclaire le caractère dialogique de sa pensée économique; les prémisses de sa mise en cause de l'enseignement de l'histoire romaine dans les collèges royaux qu'il développera dans son "Baccalauréat et socialisme"; sa dette à l'égard de Jean-Baptiste Say mais aussi le regard critique que le jeune homme porte sur son glorieux aîné. Ce recueil de lettres permet enfin d'élucider la question si controversée de la religion de Bastiat, qui apparaît étonnamment plus proche de celle d'un Rousseau que celle d'un Voltaire.
Pour vous abonner à la série des 12 premiers numéros de la Bibliothèque libérale francophone, dans sa version papier (90 euros, port compris et version pdf gratuite) ou dans sa version pdf (pour seulement 20 euros), il vous suffit de remplir le bulletin d'abonnement de la zone euro ou un des bulletins des autres zones disponibles sur la colonne de gauche du blog. Après quoi, vous recevrez un code qui vous permettra de télécharger la version protégée.
Michel Leter
14:16 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : libéralisme francophone, frédéric bastiat
13.07.2009
La Bibliothèque libérale francophone
Afin de permettre la diffusion des articles fondamentaux du libéralisme francophone, le CELF lancera dès le mois de septembre une petite collection érudite intitulée « Bibliothèque libérale francophone ». Les abonnés à la collection recevront chaque mois un petit chef-d’œuvre introuvable du libéralisme francophone et se constitueront au bout de quelques années une solide culture en la matière. Chaque texte sera préfacé, annoté par les meilleurs spécialistes du libéralisme francophone et doté d’un index.
Voici la liste des ouvrages qui seront adressés aux souscripteurs d’un abonnement annuel :
N°1, septembre 2009 : Frédéric Bastiat, Lettres à Victor Calmètes (1820-1822)
N°2, octobre 2009 : Ambroise Clément, De la spoliation légale (1848)
N°3, novembre 2009 : Adolphe Blanqui, Des dangers du régime prohibitif et de la nécessité d’y remédier (1842)
N°4, décembre 2009 : Louis Reybaud : Des largesses de l’État envers les industries privées (1842)
N°5, janvier 2010 : Antoine-Louis-Claude Destutt de Tracy, Tous propriétaires (1822)
N°6, février 2010, Charles Dunoyer, L’Essai sur l’histoire et sur l’état actuel de l’instruction publique en France de Guizot (1818)
N°7, mars 2010, Yves Guyot, La Banqueroute du socialisme de la chaire (1907)
N°8, avril 2010, Jean-Gustave Courcelle-Seneuil, Des privilèges de diplômes et d’école (1875)
N°9, mai 2010, Gustave de Molinari, La Question d'Orient, envisagée au point de vue de l'économie politique et du droit public (1854)
N°10, juin 2010, Michel Chevalier, Sur les Etats-Unis d’Europe et la paix internationale (1869)
N°11, juillet 2010, Victor Duruy, Lettre à l’Empereur sur la liberté de l’enseignement supérieur (1863)
N°12, août 2010, Charles Comte, Examen critique des dispositions du Code civil sur la nature de la propriété (1834).
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21.06.2009
Lancement du centre d'études du libéralisme francophone

Afin de fédérer les recherches sur le corpus libéral en langue française, j'ai décidé de lancer un centre d'études. La vocation du CELF est à la fois francophone et interdisciplinaire.
Ø Francophone
Le séminaire d’histoire du libéralisme en Europe, dirigé par Jean Petitot et Philippe Nemo entre 2004 et 2006, a permis d’établir que la source du libéralisme est essentiellement continentale et non pas anglo-saxonne comme on s’accordait naguère à le penser.
L’histoire des idées nous rappelle que l’économie politique est une invention française et que l’éclosion tardive d’Adam Smith est impensable sans son voyage en France et sa rencontre avec Quesnay. C’est enfin sur le socle de l’école de Paris[1] que l’école autrichienne avec Mises et Hayek ou plus largement encore le néo-libéralisme américain ont pu prendre leur essor (Henry Hazlitt en 1946 n’ouvre-t-il pas son Economics in One Lesson par une adaptation de la célèbre parabole de la vitre cassée de Frédéric Bastiat ?)
L’étude du corpus francophone du libéralisme est donc indispensable à la connaissance des sources globale du libéralisme et ceci indépendamment de la nationalité des locuteurs dans la mesure où l’école française étend ses ramifications en Belgique (avec Gustave de Molinari notamment) mais aussi en Suisse et au Canada voire en Orient et en Afrique noire.
Ø Interdisciplinaire
Dès Turgot, qui assoit l’économie politique sur la notion de progrès, le libéralisme francophone se déploie à partir d’un creuset interdisciplinaire, qui donnera forme également aux contributions décisives des idéologues les plus avancés (Destutt de Tracy, Daunou et Volney) ainsi qu’à celles des trois grands précurseurs de l’école de Paris (Jean-Baptiste Say, Charles Dunoyer et Charles Comte).
Dans cette école, la sociologie économique et l’économie sociale, l’analyse économique du droit et l’analyse juridique de l’économie sont étroitement imbriquées. Ainsi le champ d’étude du CELF s’étendra-t-il de l’économie à l’anthropologie culturelle en passant par le droit, la sociologie, la philosophie, la critique littéraire, la critique d’art et les études postcoloniales qu’il s’agira de dégager de ses préjugés relativistes et antilibéraux[2].
Michel Leter
[1] Je consacrerai à cette école séminale un ouvrage intitulé L’école de Paris (1841-1928) et la genèse du libéralisme français, prélude indispensable à la conception d’une biographie intellectuelle de Frédéric Bastiat.
[2] Je prépare actuellement, en collaboration avec Naïma Rachdi de l’université Aïn chock de Casablanca, un livre intitulé L’Orientalisme. Cet ouvrage, à rebours du texte fondateur d’Edward Said, a pour vocation de rénover les études post-coloniales — en démontrant que l’orientalisme ne peut être réduit à une entreprise de domination impérialiste — et en ouvrant la voie à une théorie de ce que j’appelle l’individualisme post-colonial.
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20:45 Publié dans Science | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : libéralisme francophone



